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L'hiver rigoureux en Arrière-Côte Dijonnaise: la vie secrète de la faune forestière

Ces dernières semaines, ma caméra de surveillance, discrètement installée dans un vallon boisé de l’Arrière-Côte-Dijonnaise, a révélé un monde invisible à nos yeux. Une fois la nuit tombée ou aux premières lueurs du matin, les habitants de la forêt se sont succédés devant l’objectif : un chat forestier fuyant comme une ombre, un renard trottinant avec prudence, des chevreuils nerveux et attentifs… et, plus rarement, un sanglier solitaire venant humer le sol gelé. Entre deux passages, le cri d’un geai des chênes venait briser le silence glacé des bois.


Passage furtif d'un chat forestier
Le renard à la recherche d'un petit rongeur à se mettre sous la dent
Jeune chevreuil mâle (brocard) cherchant de la nourriture sous le manteau neigeux
Le geai des chênes, véritable sentinelle des bois, prévient l'ensemble des animaux d'un danger approchant

Survivre au froid et à la faim


L’hiver impose à la faune des défis redoutables : le froid, la raréfaction de la nourriture, et la pénurie d’eau libre lorsque les flaques et ruisselets gèlent. Les chevreuils fouillent la litière à la recherche de jeunes pousses ou de glands oubliés, tandis que le renard se fie à son ouïe exceptionnelle pour localiser un campagnol sous la neige. Le chat forestier, lui, adapte son rythme ; discret et territorial, il parcourt souvent les mêmes sentiers pour chasser les micro-mammifères.


Chaque espèce déploie une stratégie différente : économie d’énergie, concentration autour de zones encore accessibles (lisières, combes abritées, clairières exposées au soleil). Mais toutes partagent une même fragilité : le moindre dérangement peut leur coûter une réserve d’énergie précieuse.


Une saison sous tension


La saison hivernale, déjà rude, est aussi celle de la chasse. Les tirs, les battues, les chiens en forêt accroissent le stress de la faune, la forçant souvent à des fuites désordonnées. Les chevreuils filmés par ma caméra semblaient, certains matins, alertés, nerveux, fuyant en panique – signes visibles d’une prédation ou d’une pression extérieure. Ces dérangements répétés affaiblissent les animaux, augmentent leurs besoins énergétiques et réduisent leurs chances de survie jusqu’au printemps.


Groupe de chevreuils en fuite
Chevreuils en fuite

Observer sans déranger


L’observation animalière est un privilège, mais elle implique des règles de respect essentielles :


  • Rester discret et silencieux : ne jamais approcher directement les animaux, surtout en hiver.

  • Éviter les zones de repos ou d’alimentation connues.

  • Ne pas nourrir ni perturber la faune pour obtenir de meilleures images.

  • Limiter les passages en forêt aux heures les plus calmes et rester sur les sentiers.

Installer les caméras discrètement, en respectant la réglementation locale (propriété, chasse, protection d’espèces).


Un appel à la vigilance et à l'admiration


Chaque image captée par la caméra est un fragment de vie sauvage, un instant d’équilibre fragile entre résistance et adaptation. Dans le silence glacé de la forêt dijonnaise, ces animaux continuent de vivre selon des rythmes anciens, à la fois discrets et tenaces. Les observer, c’est rappeler combien il est vital de leur laisser la paix nécessaire pour affronter l’hiver.


Vivez ces observations en toute sécurité lors de nos sorties Sciences et Nature, des randonnées thématiques ouvertes aux jeunes comme aux adultes avec GR Signature.



Ces gestes préservent l’équilibre fragile de nos forêts.

Partagez vos observations responsables avec #FauneArriereCote #GRsciences&Nature #GRsignature.



 
 
 

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